le citoyen veilleur

08 décembre 2016

Nouveau bombardement israélien à Damas

Nouveau bombardement israélien à Damas

| 7 décembre 2016

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L’armée israélienne a bombardé, depuis le Liban, vers 3h00 ce matin, 7 décembre 2016, l’aéroport militaire de Mazzeh (Damas). Le raid n’a causé qu’un incendie mineur.

Environ tous les trois mois depuis le début de la tentative de renversement de la République arabe syrienne et de destruction du pays, Israël bombarde la Syrie. Habituellement, Tel-Aviv prétend viser des stocks d’armes qui, selon lui, s’apprêtent à être livrés au Hezbollah libanais pour le combattre. Cependant, il n’a fourni aucune excuse pour ses raids les plus récents.

De manière générale, l’armée israélienne est principalement intervenue comme appui aérien des jihadistes contre la Syrie.

Si Israël pénétrait au départ dans l’espace aérien syrien pour toucher ses cibles, il se contente aujourd’hui soit de tirer depuis son territoire, soit de tirer depuis des avions survolant illégalement le territoire libanais. En effet, la Fédération de Russie a placé des missiles anti-missiles S-300 à Lattaquié et en a offert d’autres à la Syrie. Ces missiles sont réputés pouvoir détruire tout aéronef.



Source : « Nouveau bombardement israélien à Damas », Réseau Voltaire, 7 décembre 2016, www.voltairenet.org/article194430.htm

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4 agences de presse influencent toute la population mondiale

4 agences de presse influencent toute la population mondiale

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« Les agences de presse sont rarement le point de mire du public. Pourtant, elles sont parmi les catégories de médias les plus influentes et en même temps parmi les moins connues. Ce sont des institutions clé avec une importance substantielle pour chaque système de médias. Elles sont le centre nerveux invisible qui relie toutes les parties de ce système. » (Wolfang Vyslozil, ancien gérant d’APA)

 

C’est l’un des aspects les plus importants de notre système médiatique – et, pourtant, presque inconnu du public ; la plus grande partie des nouvelles internationales dans tous les médias principaux provient de quatre agences de presse seulement : New York, Londres, Paris et Berlin. La position de monopole de ces agences a plusieurs conséquences : elles déterminent le choix des reportages, elles décident de quoi on parle et de quoi on ne parle pas, et il est évident que les reportages sont très uniformes et ils sont souvent simplement copiés.

Ainsi, par exemple, les médias principaux n’ont pas parlé de la procession de paix en Ukraine et du voyage de paix à Moscou, puisque selon la radio-télévision suisse SRF les grandes agences de presse n’en ont rien dit. Kla.tv au contraire a donné l’information sur la procession de paix et était même présent lors du départ du voyage de paix à Berlin et à l’arrivée du convoi de paix à Moscou. A la fin de l’émission, vous trouverez encore une fois les liens des émissions sur la procession et les témoignages du voyage de paix.

Mais regardons encore une fois de plus près la procession de paix en Ukraine :

Le 27 juillet 2016 la procession de paix organisée par l’église orthodoxe russe arrivait au centre de Kiev. Le but était d’inciter le gouvernement de Kiev à mettre fin à la guerre dans le Donbass. Des participants parlent d’environ 100 000 personnes qui seraient arrivées à Kiev. D’autres parlent de chiffres allant jusqu’à un million de personnes qui ont passé la nuit dans Kiev et autour de Kiev dans de nombreux camps de tentes, chez des milliers de particuliers, dans des institutions religieuses et des hospices et qui, après la procession, sont rentrées chez elles dans des cars et des trains en grand nombre. Le gouvernement de Kiev s’est bien gardé de révéler le vrai chiffre. La procession de paix a été minimisée par les médias principaux occidentaux ou n’a pas du tout été mentionnée bien que les images en disent long. Le 25 juillet 2016 il a été demandé à la radio-télévision suisse pourquoi ils n’informaient pas de la procession de paix. Leur réponse a été la suivante :

« A ce jour, nous n’avons reçu des agences indépendantes, dont nous recevons des images (Reuters, AP, A.F.P.), aucune information et aucun matériel vidéo concernant cette marche. Selon les recherches de notre correspondant, la marche n’est pas aussi importante que prétendu. »

Femme : Ainsi, pour les Ukrainiens humiliés, les médias principaux portent à juste titre le nom de Presse de mensonges ! Mais qui se trouve exactement derrière ces agences de presse ? Pour voir cela nous passons l’antenne à notre studio de Coblence :

Merci bien au studio de Dresde ! Oui, qui se trouve derrière ces grandes agences de presse… ?

1.) L’agence américaine Associated Press (AP) Avec plus de 4 000 employés dans le monde entier, AP appartient aux entreprises de médias des Etats-Unis et a sa rédaction principale à New York. Les informations de l’AP sont utilisées par environ 12 000 médias et atteignent ainsi chaque jour plus de la moitié de la population mondiale.

2.) L’Agence France Presse (A.F.P.), qui est quasiment publique, a son siège à Paris et emploie également environ 4 000 personnes. Chaque jour l’A.F.P. expédie plus de 3 000 informations et 2 500 photos à des médias dans le monde entier.

3.) L’agence britannique Reuters à Londres, est une agence privée, et emploie un peu plus de 3 000 personnes. En 2008 Reuters a été acheté par Thomson le patron canadien des médias – une des 25 personnes les plus riches du monde – et a fusionné en Thomson Reuters dont le siège est à New York.

4.) L’agence de presse allemande (DPA) emploie environ 1 000 journalistes dans environ cent pays. La DPA possède des maisons d’édition de médias allemands et des stations de radiodiffusion. Sa rédaction principale est depuis 2010 dans la maison d’Axel Springer à Berlin. La DPA collabore étroitement avec l’AP américaine et possède la licence pour la commercialisation des services de l’AP dans l’espace germanophone.

Si ce sont seulement ces quatre agences qui diffusent les informations des actualités mondiales, cela signifie que le droit de la population mondiale à la liberté de la presse et à la liberté d’opinion est bafoué.

A côté des quatre grandes agences de presse, il y a encore diverses agences nationales plus petites. En Autriche et en Suisse ce sont :

• L’Agence de Presse autrichienne (APA) avec environ 165 rédacteurs. L’APA possède des journaux quotidiens autrichiens et l’ORF.

• L’Agence de Presse Suisse (SDA) avec environ 150 employés, possède des maisons d’édition de médias suisses, dont Tamedia et la groupe NZZ ainsi que SRG.

Le SDA et l’APA ne disposent d’aucun réseau propre de correspondants à l’étranger. Au lieu de cela ils collaborent avec la DPA et les grandes agences pour avoir accès aux nouvelles internationales et informer leurs médias nationaux sur l’actualité mondiale. C’est pourquoi finalement le choix et la direction tendancieuse des reportages d’Autriche et de Suisse sont déterminés presque exclusivement par les grandes agences de presse.

Mesdames et messieurs, ces faits n’indiquent-ils pas clairement que la population n’est pas informée de manière équilibrée sur les intentions des gouvernements et la situation réelle et que nous ne pouvons plus parler d’un journalisme libre et indépendant ? Ainsi – et exactement pour cette raison – soutenez, vous aussi, les nouveaux médias et plates-formes indépendants, comme par exemple AZK (www.anti-zensur.info) et Kla.tv (www.kla.tv).

de brm/dd/br/el

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Italie, France : le crépuscule de la gauche eurolibérale se poursuit

Italie, France : le crépuscule de la gauche eurolibérale se poursuit

L'actualité politique s'est à nouveau accélérée ces derniers jours. En France, François Hollande a annoncé qu'il ne se représenterait, ouvrant la voie à Manuel Valls, qui a déclaré sa candidature quelques jours après. Mais, ce faisant, il cherche à être le candidat d'une famille politique qui subit revers sur revers en Europe, comme le montre la défaite de Matteo Renzi à son référendum.

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Quand il ne reste plus que la com.

S'il ne devait plus y avoir qu'un eurolibéral supposément de gauche, ce sera peut-être Manuel Valls. Alors que le SPD Allemand est réduit à jouer le petit allié d'Angela Merkel, que le PSOE est débordé par Podemos sur sa gauche, qu'en Grande-Bretagne, le parti travailliste a été pris par son aile la plus à gauche, que le PS semble se diriger vers une élimination dès le premier tour de la présidentielle et pourrait même finir 4ème ou 5ème du premier, celui qui était le chouchou eurolibéral, le premier ministre Italien Matteo Renzi va devoir quitter le pouvoir après une très large défaite lors du référendum qu'il a voulu. Bref, le rejet de cette pseudo-gauche eurolibéral semble la chose la plus partagée en Europe.

Le pari de Manuel Valls est sans doute aussi fou que raisonné. Fou car jamais un gouvernement sortant n'a été aussi impopulaire, et s'il l'est un peu moins que le président, on voit mal comment il pourrait réussir. Et le candidat perdant en 2017 portera les stigmates de la défaite, pas forcément un passeport pour prendre le contrôle du PS, à supposer que prendre le contrôle de ce parti ait le moindre intérêt… Fou car il affrontera l'aile gauche de son parti, qui semble se demander s'il vaut mieux que la droite. Mais après tout, sa position peut lui permettre de gagner l'investiture et il y a beaucoup d'espace politique entre Mélenchon et Fillon, car il n'est pas sûr que la bulle Macron n'éclate pas dans l'intervalle.
Mais finalement, le plus fou, c'est finalement le discours qu'il a servi pour annoncer sa candidature. Et si celui qui se voit en Sarkozy du PS n'était qu'un Copé ? Un homme à la langue de bois massif, prêt à dire avec conviction des énormités plus grosses que lui, un condensé de ce que les Français et bien des peuples européens ne veulent plus voir. Mettre sa candidature sous le signe du rassemblement est absolument ridicule pour celui qui a fait de la provocation un style politique, lui qui n'a cessé d'irriter une aile de son parti, que ce soit sur la loi dite travail ou la déchéance de nationalité. Le vide absolu au PS et les limites de ceux qui l'affrontent lui laissent un espoir, mais son discours est ridicule.
Ce qui ressort de Renzi et Valls, c'est que cette pseudo gauche eurolibérale est à bout de souffle. A quoi bon daigner l'appeler social-libérale quand elle refuse d'augmenter le salaire minimum tout en montant les impôts, ce qui diminue le pouvoir d'achat des plus pauvres, qu'elle diminue les droits des travailleurs, qu'elle flexibilise le travail du dimanche ou qu'elle consacre des dizaines de milliards pour baisser les coûts des entreprises ? Finalement, c'est une droite qui se dit de gauche pour se donner bonne conscience et tenter de séduire l'electorat populaire, qui s'en détourne logiquement de plus de plus, d'autant que les ficelles de communication sont de plus en plus voyantes, et même vulgaires.

Toute la question qui se pose, c'est de savoir à qui profitera ce grand recul de cette gauche eurolibérale. La droite classique est au pouvoir à Berlin, Londres et Madrid. Paris lui semble promise. Mais ce n'est pas une solution. En revanche, la question demeure en Italie, où le Mouvement Cinq Etoiles est en embuscade. Mais à supposer qu'il s'impose, il ne faudrait pas qu'il suive le funeste chemin de Syriza.

http://zebuzzeo.blogspot.fr/2016/12/italie-france-le-crepuscule-de-la_7.html

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Pierre Le Corf, humanitaire à Alep, répond aux diffamations des journalistes (vidéo)

mercredi 7 décembre 2016

Pierre Le Corf, humanitaire à Alep, répond aux diffamations des journalistes


Je me doutais qu'un jour je dérangerais certaines personnes, je publie une réponse donc à un article honteux écrit pour me faire taire, dégommer le travail que l'on se tue à faire ici et essayer de décrédibiliser les témoignages humains que je transmets ainsi que la situation ici. Dans un sens c'est drôle en prenant du recul car tellement vide, mais je tiens à rectifier ceci pour ceux qui vivent ici et affrontent la guerre pour de vrai, pas derrière un clavier. Le titre de cet article est tragique à souhait: Pierre le Corf, dans l’enfer de la propagande du régime de Bachar al Assad

Comme je raconte des choses au quotidien de ma vie d'humanitaire qui n'appuient pas la position de personnes qui veulent voir cette guerre continuer, ce gouvernement être détruit, etc. certaines personnes n'hésitent pas à mentir se rendant compte que mon témoignage à du sens et apporte des lumières. De l’art de décontextualiser et de mobiliser des complotistes en herbe, un article qui ne ressemble pas plus à un article qu’à une sorte de règlement de comptes, probablement parce que j’ai bloqué l’auteure de mes réseaux sociaux, fatigué de ses commentaires à la limite du harcèlement

Le fait que je vive à l'Ouest doit donner des sueurs à quelques personnes. Ici les gens souffrent terriblement et cette guerre est une horreur. D’un coté comme de l’autre, sous les roquettes / missiles ou sous les bombes des avions. Pour moi les civils d’Alep font 1, je suis neutre politiquement et religieusement, il n’y a pas de raison qu’il en soit autrement, la situation est assez difficile comme ça ici. Je ne détiens aucune vérité sur la Syrie, la guerre etc mais je vis ici et je raconte, pour ça je ne manquerais jamais de dénoncer les attaques non pas rebelles mais terroristes ici qui tuent tous les jours à Alep Ouest, je ne dis pas qu'il y a tout noir ou tout blanc mais les morceaux de gens que l'on ramasse ici, ils meurent pour une raison que je dénoncerais sans relâche.

Petite perte de temps mais histoire de me prémunir des mauvaises intentions à l'avenir et donner une réponse une bonne fois pour toute si ces personnes ou d'autres venaient à vouloir continuer à me prendre pour cible alors que je ne suis qu'un humanitaire ici et que rien ne me rattache à un quelconque parti / gouvernement, ce parce que je vois des choses que je ne devrais peut-être pas voir ni transmettre. J'ai envoyé un message à l'auteure pour essayer de comprendre sa passion pour moi mais elle ne répond plus, ça change. Prenez du recul sur ce qu'ils écrivent, je n'ai pas plus de temps à accorder à ce genre d'enfantillages, il y a assez à faire ici mais si vous voulez me clouer le bec c'est pas gagné. Merci à tous
We are superheroes

En savoir plus :

Pierre Le Corf : Témoignage sans concessions d’un humanitaire français à Alep

La vérité sur les civils qui fuient Alep-Est par Pierre Le Corf, humanitaire en Syrie

Pierre Le Corf sur la libération d’une partie d’Alep-Est : “Une vraie bonne nouvelle!”

https://gaideclin.blogspot.fr/2016/12/pierre-le-corf-humanitaire-alep-repond.html

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Manuel Valls a placé la Cour de cassation sous contrôle du gouvernement juste avant son départ

Manuel Valls a placé la Cour de cassation sous contrôle du gouvernement juste avant son départ

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Le nouveau candidat aux présidentielles de 2017 Manuel Valls a démissionné, tout le monde le sait, mais il a laissé au passage et très discrètement un petit cadeau empoisonné qui risque de faire beaucoup de bruits… Avec ce genre de décisions, la politique française empire de jour en jour…

 

C’est par un simple décret, pris dans une grande discrétion, que l’ancien Premier ministre a modifié l’organisation institutionnelle de la Cour de cassation. Celle-ci exige des explications, tandis que des avocats dénoncent une décision «sidérante».

«En rupture avec la tradition républicaine». C’est ainsi que la Cour de cassation qualifie elle-même l’arrêté pris par Manuel Valls le lundi 5 décembre dernier, quelques heures avant sa démission de Matignon, qui place la plus haute juridiction judiciaire française sous l’autorité… du gouvernement.

Bertrand Louvel, premier président de la Cour de cassation, dans un courrier public adressé à Bernard Cazeneuve, Premier ministre depuis le 6 décembre, demande des explications à celui-ci quant à cette décision, alors que le ministère de la Justice n’a, semble-t-il, pas donné suite à une première demande d’explication qui lui aurait été adressée.

 

Très concrètement, ce décret confie à l’Inspection générale des services judiciaires, une autorité sous les ordres du gouvernement, le contrôle de la Cour de cassation. Si celle-ci était déjà contrôlée par la Cour des comptes ou le Conseil de la magistrature, ces deux institutions sont néanmoins indépendantes – ce qui n’est pas le cas de l’Inspection générale des services judiciaires.

La Cour de cassation redoute de se voir placée «sous le contrôle direct du gouvernement». Plusieurs avocats et magistrats ont d’ores et déjà fait part de leur inquiétude face à une décision qui touche au point sensible de la séparation entre pouvoir exécutif et judiciaire, et disent craindre une «instrumentalisation» de la justice.

Le gouvernement ne s’est pas encore expliqué sur les raisons qui ont motivé la rédaction de ce décret, d’ailleurs publié dans une discrétion substantielle. Cet épisode, après les propos tenus par François Hollande sur les juges et révélés dans le livre Un Président ne devrait pas dire ça, pourrait détériorer encore davantage les relations entre l’exécutif et la justice.

Source: Russia Today

 

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07 décembre 2016

Le casse du siècle ?

Le casse du siècle ?

Cela fait bien longtemps que tout le monde sait que désormais, pour faire un casse, il vaut mieux être expert en informatique qu'en chalumeau...

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L’aventure arrivée à Vinci la semaine dernière est très certainement une superbe histoire de casse informatique que nous retrouverons, j'en suis persuadé, dans les scénari des prochains films d'Hollywood.

Un superbe scénario

Mardi dernier, un communiqué de presse mensonger "d'origine inconnue" annonce de prétendues "irrégularités" dans les comptes du groupe ayant entraîné le licenciement de son directeur financier...

C'est là que l'on voit le professionnalisme de ceux qui se vantent du tire pompeux de journalistes et qui ne sont en réalité que des scribouillards de desk. Personne ne vérifie l'info et les agences de presse, en particulier celles spécialisées dans l'info boursière Bloomberg et Dow Jones, relaient in extenso ces allégations.

Que croyez-vous qu'il se passe ? Immédiatement après la diffusion de l'info de la part de ces sources estampillées "sûres", les opérateurs vendent au plus vite pour ne pas "trop" perdre. Comme vous le savez, la plupart des gérants fonctionnent avec des modèles informatiques qui, en cas de mouvement important des cours s'alignent immédiatement, en l’occurrence pour liquider les positions avant la débâcle. Les ordis passent donc ordre de vente sur ordre de vente....

Ni une ni deux, le titre s'effondre de plus de 18% ! (Là, normalement, les braqueurs achètent.....)

Vingt-deux minutes plus tard un faux démenti apparaît (histoire de faire remonter les cours.... ).

Presque tout de suite après, un nouveau communiqué, authentique celui-là, de Vinci, dément « formellement » le contenu du communiqué frauduleux. Fin du casse, le titre a repris 15%, ne perdant au final que 3.76%. (Là les braqueurs revendent... et empochent quelques dizaines de millions d'euro en une demi heure)

L'AMF est très fâchée

Dès le lendemain, l'Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé ouvrir une enquête afin de « déterminer toutes les responsabilités  » après ce « grave dysfonctionnement du marché  ».

Celui que les journalistes se plaisent à présenter comme "le gendarme de la bourse" va notamment « vérifier qui pourrait avoir tiré profit  » de cette affaire inédite pour la place financière parisienne, « via une possible manipulation de cours  ». Comme tout cela est bien dit !

Vinci porte plainte

Le groupe Vinci a annoncé vendredi à l'AFP avoir déposé plainte au parquet national financier, probablement avec constitution de partie civile, pour « diffusion de fausses informations de nature à agir sur les cours », « escroquerie en bande organisée » et « contrefaçon d'œuvre de l'esprit ».

Gageons qu'un certain nombre d'opérateurs qui ont perdu gros dans l'affaire se joindront à cette plainte, même si avouer à ses clients qu'on est tombé aussi facilement dans un piège aussi grossier n'est pas très glorieux.....

Il y a quelque part dans le monde quelqu'un qui, après avoir fait transiter son pécule sur plusieurs banques situées sur plusieurs places et avoir fermé scrupuleusement les portes derrière lui doit bien rigoler devant les agitations de nos "institution" !!!

Article paru sur MaVieMonArgent

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OBAMA veut à tout prix la guerre

ALORS QU'ALEP (... ET DONC LA SYRIE) EST PRATIQUEMENT PERDUE POUR LUI, LE FOU DE WASHINGTON SE MONTRERA-T-IL ENCORE PLUS FOU QUE JUSQU'À PRÉSENT ?

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OBAMA veut à tout prix la guerre

S’AGIT-IL D’UNE STRATÉGIE POUR BLOQUER LA VOIE AU NOUVEAU PRÉSIDENT OU LA SOIF D’UNE FIN GLORIEUSE ?

 
 
 
Trois évènements majeurs en sont les signes avant-coureurs : 1. La Chambre des représentants vote une zone de non-survol en Syrie. 2. Le Congrès approuve la livraison, à l’opposition syrienne, des missiles surface-air. 3. La volte-face de Washington sur les propositions visant à faciliter le départ des terroristes d’Alep.
 
Dans les trois cas, ces initiatives de Washington vont tout droit vers une confrontation inévitable en Syrie où la Russie joue un rôle majeur dans la lutte contre le terrorisme et dans sa lutte pour le respect du droit international du peuple syrien à disposer de son propre destin. Sa présence en Syrie répond à une demande de l’État syrien et sa lutte contre le terrorisme vise toutes les forces armées illégitimes qui s’attaquent aux populations et aux fondements de l’État de droit.
 
Regardons de près ce que peut représenter chacune de ces trois décisions.
 
Ce que nous voyons dans la première mesure c’est l’initiative d’un gouvernement étranger, les États-Unis, qui s’octroie l’autorité de décider des zones de l’espace aérien syrien à interdire, tout particulièrement aux forces aériennes de l’armée syrienne tout comme aux forces armées aériennes russes. Cette mise en scène comporte tous les ingrédients pour que le gouvernement syrien avec ses missiles sol-air assure sa pleine autorité sur la totalité de son espace aérien. La Russie n’aura d’autres choix, en tant qu’alliée indéfectible de l’État syrien, d’assurer la protection de ce même espace aérien.
 
 
La seconde mesure porte sur la livraison à l’opposition armée syrienne de missiles surface-air. Imaginons un seul instant qu’un gouvernement étranger ait fourni ouvertement et sans soucis du droit international des armements lourds aux Forces armées révolutionnaires de Colombie, FARC-EP, pour les aider à renverser le gouvernement légitime de Colombie. C’eut été un geste dénoncé avec force par la communauté internationale et les États-Unis n’auraient pas hésité un instant à intervenir pour mettre un terme à pareilles livraisons d’armes. Pourtant, ce qu’ils font en Syrie est exactement de même nature. Ils arment et financent une opposition pour qu’elle déstabilise le gouvernement légitime de Bachar Al Assad. D’ailleurs, cette opposition armée, comme nous l’avons vu dans un article antérieur, se fond avec les terroristes qui poursuivent les mêmes objectifs.
 
La troisième décision, celle de la volte-face, fut une surprise tout à fait inattendue de la part du partenaire russe. De fait, après plusieurs heures de discussions, lors d’une rencontre à Rome, Kerry, le Secrétaire d’États des États-Unis, et Lavrov, le ministre des Affaires extérieures de Russie, en étaient venus à une proposition sur laquelle les deux parties se disaient d’accord pour résoudre la sortie des terroristes d’Alep, toujours soumis à des attaques, sans cesse plus menaçantes et efficaces de l’armée syrienne et de ses alliés. Cette proposition devait être discutée à Genève, samedi , le 3 décembre.
 
« Récemment, Sergueï Lavrov et le secrétaire d'État américain John Kerry s'étaient mis d'accord pour une rencontre à Genève sur la Syrie. Selon le ministre russe des Affaires étrangères, John Kerry lui avait demandé de soutenir un document qui correspondait à la vision de la Russie.  »
 
À peine quelques jours avant cette rencontre à Genève, Sergueï Lavrov apprend ce changement de cap de la part de son partenaire étasunien. Suite à cette volte-face. Sergueï Lavrov eut ce commentaire qui en dit long sur la présente situation.
 
«  Nous avons compris qu'il est impossible de discuter sérieusement avec nos partenaires américains ».
 
Une telle phrase, comprise dans le contexte de cette autre fameuse phrase de Poutine à Valdaï, en octobre 2015, a de quoi nous interpeller : 
 
« Il y a 50 ans déjà, à Leningrad, la rue m’a appris une règle : si la bagarre s’avère inévitable, il faut frapper le premier. »
 
 
L’élection de Trump, la mise au grand jour des liens entre Washington et les terroristes, la fin d’un mandat désastreux, les victoires de la Russie et du gouvernement de Bachar Al Assad sur les terroristes, tout cela et bien d’autres choses, ouvrent la porte à bien des imprévus à très court terme.
 
 
Oscar Fortin
Le 6 décembre 2016 
 

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CRISTIANO RONALDO DÉTOURNE 150 MILLIONS D'EUROS

 Pour se faire plaisir, un petit coup de Ronaldo.... bien propre sur lui...
CRISTIANO RONALDO DÉTOURNE 150 MILLIONS D'EUROS #FootballLeak

RONALDO

 Mediapart, avec d’autres journaux indépendants européens, a eu accès aux documents du Football Leaks. Ces derniers ont permis de mettre en évidence le montage fiscal invraisemblable qui a permis à la star portugaise, bien aidée par son agent Jorge Mendes, de dissimuler 150 millions d’euros au fisc espagnol. L’article pour tout comprendre à ce subterfuge : http://bit.ly/laSourcesurMediapart  

    [ LA FRAUDE AU RSA ] https://www.atd-quartmonde.fr/n28-les-pauvres-sont-des-fraudeurs/
        Cet article de l’ONG ATD-Quart Monde met en balance les fraudes sociales et les fraudes fiscales. On  y découvre que la fraude au RSA s’élève à 100 millions d’euros annuels et, surtout, se trouve bien éloignée des montants estimés des fraudes fiscales.

    [ LA FRAUDE FISCALE ] http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/01/22/la-fraude-fiscale-couterait-jusqu-a-80-milliards-d-euros-a-l-etat_1820623_3234.html

        Cet article, appuyé sur l’étude de SUD-Finances publiques, chiffre la fraude fiscale à environ 80 milliards d’euros annuels.

    [ LE GENEREUX RONALDO ] http://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Cr7-au-secours-d-un-enfant-malade/448826

http://www.20minutes.fr/sport/1808723-20160317-cristiano-ronaldo-bien-rencontre-petit-rescape-palestinien
http://www.rtl.fr/sport/football/cristiano-ronaldo-elu-sportif-le-plus-genereux-du-monde-7779422751  

    [ ETO’O ET LA JUSTICE ESPAGNOLE ] http://www.leparisien.fr/sports/football/samuel-eto-o-risque-jusqu-a-10-ans-de-prison-pour-fraude-fiscale-24-11-2016-6370350.php

 

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Ce village français anticapitaliste et 100 % autonome a tout compris !

Ungersheim

Ce village français anticapitaliste et 100 % autonome a tout compris !

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C’est un village en transition, c’est à dire un village qui fait le choix depuis plusieurs années déjà, de vivre selon un mode de vie particulier, celui du retour aux sources. Aux sources de nos terres, aux sources intellectuelles, aux sources manuelles, aux sources naturelles qui permettent une auto-suffisance assumée et organisée.

Situé dans la région mulhousienne, dans le Haut-Rhin, la petite commune d’Ungersheim semble sortir tout droit d’un film d’époque. Richelieu, le cheval de trait qui promène en calèche les habitants et se charge d’emmener les enfants à l’école, déambule dans les rues, en bon taxi des temps… antimodernes. Ici, on veut atteindre l’autonomie énergétique et alimentaire, casser les codes et redonner à l’humain des valeurs qui lui échappent. La ville s’est fabriquée un quotidien loin des obsessions matérielles et technologiques, loin de notre addiction à la consommation, en revenant deux générations en arrière : celle où on ne jetait pas, on réparait. Où la pédagogie traçait l’avenir d’hommes et de femmes responsables et respectueux. Où la nature était respectée, honorée. Où la politique ne pensait pas au profit, mais parlait Amélioration. La société s’est perdue dans un tunnel de vices et de dépendances en tout genre, tuant chaque jour un peu plus l’humanité et l’environnement.

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Ungersheim, c’est trois chapitres, trois règles d’or, trois objectifs.

– Le premier, c’est l’autonomie intellectuelle. La démocratie participative tient un rôle majeur dans l’organisation du village, et elle ne peut se concevoir qu’en “se libérant de la pensée dominante, du politiquement correct avec en épicentre, la réflexion et des prises de décisions émanant de la société civile”. Débats, conférences, expositions, ici la parole et l’écoute sont liées, et chacun apporte ses idées. « Les idées doivent émaner de la population. C’est peu, 2000 habitants, mais ça a le mérite d’exister »

– L’autonomie ou indépendance énergétique. La plus grande centrale photovoltaïque d’Alsace se trouve ici, à Ungersheim. 7 bâtiments communaux et l’eau de la piscine sont chauffés grâce à des panneaux solaires. Ce n’est pas tout. “Dans le cadre des économies d’énergie 4 actions sont déployées sur l’éclairage public, le retrait total des produits phytosanitaires et des engrais chimiques, le remplacement des produits d’entretien issus de la pétrochimie par une gamme certifiée écologique et un suivi précis et régulier de l’efficacité énergétique.” indique la Mairie de la commune dans sa présentation.

– Le Dernier pôle est l’autonomie alimentaire. Et là on tire son chapeau. Une filière qui s’appelle “De la graine à l’assiette” a relevé le défi : grâce à 8 hectares d’exploitation maraîchère, elle emploie une trentaine de personnes, produit 300 paniers hebdomadaires et fournit tous les repas scolaires, déjeuners et goûters quotidiens, 100 % bio. Un jardin communal est également accessible à toute la population.

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Une vitrine des énergies renouvelables, un modèle humain et écologique

Chaufferie collective à bois, désherbage manuel des espaces verts, calèche pour le transport vers l’école, production 100 % bio, cours de jardinage, éducation et sensibilisation pour une alimentation saine, implication de chaque habitant dans le processus de transition…le Maire de Ungersheim, Monsieur Mensch (qui veut dire Homme en allemand, et pour le coup, c’est un homme un vrai !), est à la tête de sa commune depuis 1989. Depuis 11 ans, il s’applique à faire de son village une terre à part, un exemple de solidarité et d’autonomie.

Il a défini 21 projets pour “l’après pétrole”, 21 projets pour le XXIème siècle, car il est soucieux de l’avenir et de nos dépendances aux énergies fossiles. Pour lui et ses habitants, il faut repenser notre quotidien et revenir en arrière, lorsque l’on faisait tout avec presque rien. « L’écologie politique n’est pas assez pragmatique » raconte Jean Claude Mensh dans une interview donnée à Wedemain. Un homme comme lui, un maire aussi téméraire et bienveillant, a bâti un bout du monde meilleur, une parcelle de grandeur, une nouvelle pensée…un homme comme lui devrait venir à nous, grandes villes désorientées et hyperactives brassant du vent, pour nous aider à ouvrir un œil, et puis l’autre.

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L’erreur de calcul

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L’erreur de calcul

Les déclarations d’amour marquent rarement un tournant historique, mais nos annales retiendront le « j’aime l’entreprise » lancé par notre premier ministre au Mouvement des entreprises de France (Medef) un jour d’août 2014. Les cris du cœur ont leur ambiguïté. Comment interpréter celui-ci ?

Une effusion

L’apprenti Chateaubriand se tournera vers le passé. Goûter, c’est comparer. En 1945, le patronat, mis au piquet après ses compromissions avec l’occupant, vint demander l’aman au chef du gouvernement, le général de Gaulle. Lequel, peu rancunier, le lui donna. Deux républiques plus tard, le chef de gouvernement, pour excuser ses mauvaises fréquentations passées, est venu demander l’aval du patronat, qui ne le lui chipota pas. Un prêté pour un rendu. L’homme d’affaires ne se dérange plus. Il reçoit l’homme d’Etat. Les importants ont permuté.

L’émule de Bourdieu, moins sentimental, trouvera confirmation du fait que la bourgeoisie industrielle et commerciale a fauché la place de la bourgeoisie administrative et intellectuelle (qui avait elle-même, jadis, déplacé l’aristocratie foncière) au premier rang de la classe dominante. L’échelle des revenus corrigeant désormais celle des mérites, il connaît l’envie qu’inspirent aux hauts fonctionnaires les gestionnaires du privé. Normal donc que l’inspecteur des finances pantoufle à 30 et non à 60 ans. Changement de portage.

L’élève de René Rémond, à Sciences Po, pointera le retour en force du saint-simonien de 1820 chez nos esprits avancés et saluera un juste et tardif hommage du frelon aux abeilles industrieuses. Un gouvernant aux effets d’annonce sans effet, convaincu de sa condition parasitaire dans le tout-marché, passe le flambeau aux vrais producteurs de richesse. On connaît le nouvel annuaire administratif qui circule sous le manteau. A l’Elysée, le PDG de la Maison France ; à Matignon, le top management ; au Sénat, le conseil de surveillance ; et au Palais-Bourbon, un comité d’entreprise élargi.

N’appartenant à aucune des trois catégories précédentes, qu’il me soit permis de célébrer l’événement comme il le mérite : pour un changement de culture et, au fond, de civilisation. Notre premier ministre, patriote mais conséquent, aime l’entreprise parce qu’il aime la France et que la France n’abrite pas seulement, et pour son plus grand bien, des sièges sociaux de multinationales mais est devenue elle-même une grande et belle entreprise.

Aimer, c’est graviter. Changer de soleil, ce n’est pas anodin. La relation du chef politique aux chefs d’entreprises (privées, en l’occurrence, les publiques étant en peau de chagrin) n’est plus d’utilisation mais de fascination. S’il se fût contenté d’un « je vous apprécie », « je vous considère », « je vous propose une transaction d’intérêt mutuel (il faut bien produire avant de redistribuer) », ce n’eût pas été le saut de l’ange. Ce que j’ai vu à la télé, ce jour-là, c’est un enfant du siècle transi par l’illusion du siècle nouveau, l’erreur de calcul qui nous bouche la vue et s’en prend à nos vies.

L’invasion

Pris dans l’étau Eco, notre vocabulaire rétrécit. Chacun s’exprime à l’économie : il gère ses enfants, investit un lieu, s’approprie une idée, affronte un challenge, souffre d’un déficit d’image mais jouit d’un capital de relations, qu’il booste pour rester bankable et garder la cote avec les personnalités en hausse.

Quand notre ministre de la culture et de la communication (titre à intervertir : la com, c’est du lourd) reçoit un président de chaîne publique, il le somme de remonter dare-dare l’Audimat. « Les chiffres sont là, monsieur, il n’y a rien à dire d’autre. » Et surtout pas parler mission, qualité, intérêt. Un chercheur en sciences sociales se voit accorder son satisfecit d’après le nombre d’articles qu’il a publiés dans les revues anglo-saxonnes ; un ministre de l’intérieur, au nombre d’éloignements d’étrangers par an ; un préfet, au nombre d’expulsions qu’il fait dans le mois ; un agent de circulation, au nombre de contredanses qu’il a collées chaque jour ; un film, au nombre d’entrées le mercredi ; et une émission, au nombre de téléspectateurs. Nos bambins ont une valeur faciale indexée sur Facebook. Sans doute faut-il savoir compter la peine des hommes et évaluer le prix des choses.

Conclusion : s’il y a une crise économique, l’économie est si peu en crise que son ombre portée gouverne aussi bien notre intimité que l’ensemble de notre vie publique et déjà intellectuelle.

Nos champions d’une science économique plus qu’aléatoire ne connaissent de pronostic que rétrospectif et ne rient qu’en se regardant, comme les augures romains, sans faire rire personne d’autre. Leurs avis sont écoutés avec gravité sur le parvis des temples. Curieusement, leur fulgurante montée, en influence et crédibilité, est intervenue quand l’économie, qui n’occupait pas jusqu’alors toutes les conversations, s’est mise à battre de l’aile avec la crise pétrolière, à la fin des « trente glorieuses ». On me répondra que c’est quand la voiture tombe en panne que les garagistes sont le plus écoutés. C’est logique. Sauf que les mécaniciens savent en général faire repartir l’automobile.

L’assimilation

La subversion utilitariste a conduit le Quai d’Orsay vers une diplomatie axée sur la rentrée de devises et qui s’est annexé le tourisme, un morceau de roi. La balance des comptes peut expliquer les liens d’amitié renforcés de « la patrie des droits de l’homme » avec l’Arabie saoudite, où l’on décapite chaque semaine en public, au sabre, non au couteau, les coupables d’adultère ou de blasphème. Notre président fait représentant de commerce. Démarchage réussi s’il a « dopé la cote des entreprises hexagonales ». Plus grave apparaît la mise à l’alignement de nos forces armées. Elles n’ont pas seulement subi, au détriment de leurs capacités opérationnelles, de drastiques réductions budgétaires et de personnel (les armées ont depuis 1989 perdu les deux tiers de leurs effectifs). Plus qu’une diminution, c’est une dissolution par rabattement de l’institution sur le modèle entreprise, affectant au premier chef l’armée de terre. Fin du monopole de la violence légitime, banalisation de la fonction, démotivation générale et apparition, en attendant les contractors, d’un « outil de défense » en kaki de travail. Avec l’alibi du passage à l’armée de métier — catastrophe républicaine —, on fait du soldat un salarié, de l’officier un cadre sup, et de la mort au combat une faute de service donnant droit à dédommagement. On « externalise ». Les sociétés militaires privées (déjà testées pour la piraterie), sur le modèle anglo-saxon, occuperont demain le marché « sécurité ». C’est le paradoxe de ces pas en avant que de nous ramener en arrière. Notre XXIe siècle débouche sur le XVIe. Retour des condottieres. Point d’argent, point de suisses, une ombre d’armée pour une ombre d’Etat.

Remémoration

Le monde a changé d’odeur, mais chacun peut faire comme si de rien n’était. Nous usons des mêmes substantifs. La marque s’appelle toujours France et sous le pont Mirabeau coule la Seine. Tout baigne, pas de mouron. Oui, mais qu’est-ce qu’on aime en 2015 quand on « aime la France » ? Qu’est-ce qu’on sert quand on sert l’Etat : la SNCF ou l’Europe ? Une France faite à coups d’épée n’appelle pas les mêmes tendresses qu’une France refaite à coups d’OPA, et ce n’est pas exactement le même bipède qui se réveille au son des cloches, puis du tambour, puis de BFMTV.

Quand la nation est remplacée par l’entreprise, il n’est plus question de mourir pour Total — et c’est un grand avantage pour notre bien-être à tous qu’à l’envoi de troupes puissent succéder des sanctions économiques (plus besoin d’aller jusqu’à Moscou affronter le général Hiver). Dans un monde interdépendant, qui sanctionne est bientôt sanctionné lui-même, mais peu importe, le mot a un goût de punition, qui sied à notre comique certitude de supériorité morale. L’histoire de France, pour son bonheur, n’a connu à sa tête que des sacralités par ricochet, soit des intermédiaires entre l’Eternel et l’Actuel, hommes ponts ou go-between. Entre le Ciel et la Terre pour les fils de Saint Louis. Entre le chêne de Vincennes et la base de Kourou, entre le baptême de Clovis et la bombe atomique pour de Gaulle. Entre Bruxelles et Bercy, le pacte de stabilité et les chiffres de l’Insee pour M. Hollande. Quand le monarque prend le Ciel à témoin, il a Bossuet pour visiteur du soir ; quand sa hantise est l’histoire, il a Malraux ; quand ce sont les statistiques, il a Jacques Attali.

Fascination

On comprend dès lors le mimétisme américain et que la nouvelle Europe soit un dominion, fondu dans l’Otanie, avec son commandant en chef à la Maison Blanche. Il décide, et on fait (ou alors on ne fait rien). Ce n’est que l’expression stratégique d’un glissement de terrain dans les mentalités. Les Français eux-mêmes, jadis plus originaux, ne reçoivent plus sur ce terrain d’affluent intellectuel national. Nos centres d’analyse et d’études stratégiques sont des think tanks anglo-saxons franchisés, dont les responsables, formés aux Etats-Unis, ont pour haute ambition d’être reçus au Pentagone ou au State Department (un mot de félicitation manuscrit est mis sous verre et accroché au mur). Pourquoi une position française, si c’est l’Occident qui est à défendre ? Les Etats-Unis ont perdu toutes les guerres qu’ils ont engagées depuis 1945 (un bémol pour la Corée), mais un allié loyal ne se pose pas trop de questions. Peu importent Vietnam, Somalie, Afghanistan, Irak, Libye, etc. Le décisif, c’est que notre métropole a gagné la bataille des esprits, des monnaies, des langues, des drones, des normes et des rêves — avec notre appui militant, en périphérie.

L’élite romaine parlait grec, et c’est la Rome impériale qui a hellénisé l’Occident. L’élite américaine est monolingue, et le globish est notre espéranto.

La mise sur orbite de nos nouvelles générations qui cherchent à rallier dès la sortie du lycée la patrie de Steve Jobs est la conséquence d’une osmose entre deux écosystèmes. Le nôtre, hélas, ne peut sortir gagnant de cette transfusion de valeurs, pour deux raisons simples. La première, génétique : l’économie préside en Amérique parce qu’elle a précédé l’Etat, quand c’est l’inverse en France, où l’Etat a civilisé la société civile et unifié la nation. La seconde, spirituelle : l’Amérique dispose d’une religion civile, et nous n’en avons plus. La foi biblico-patriotique domine, régule et soutient un gratte-ciel dont Wall Street n’est pas le faîte mais l’entresol. Si la démocratie américaine n’est pas une pure et simple ploutocratie, elle le doit à cette colonne vertébrale et métaphysique. On ne voit pas l’œil de Dieu sur notre euro.

Implosion

Qu’on soit coach ou président, pape à Rome ou éditeur à Paris, l’art politique consiste à transformer un tas en tout — des populations en un seul peuple, ou une bande de zigotos en membres d’une même équipe. La superstition économique a l’effet contraire : elle désagrège un tout en tas. Le premier compose, la seconde décompose. Pour créer un ensemble et l’élan qui va avec, un fédérateur se sert (si l’on peut dire) de symboles pour galvaniser et rassembler. Qu’est-ce qu’un symbole ? Un point de mire et de convergence : un pôle aimanté. Progrès, Justice, Révolution, Nation, Egalité : un invisible, impossible à photographier parce que situé au-delà de la ligne d’horizon et au-dessus de notre monde immédiat et sensible, mais qui a la vertu de relier.

Le commun est en surplomb ou n’est pas. Il se trouve que les hommes ne peuvent s’unir qu’en quelque chose qui les dépasse. Sans un axe vertical, rien de solide à l’horizontale, mais du sablonneux, du liquéfié, de l’invertébré. Ségrégation et zonage. Des cases et des niches. La mise en concurrence des régions, classes d’âge, universités, mémoires, disloque tout ce que l’histoire a pu fédérer, agréger, mêler et féconder. L’Europe se meurt d’horizontalité : comme rien ne dépasse la loi du chiffre, ça tombe en morceaux (Catalogne, Irlande, Flandre, etc.). La France ne se morcelle pas en principautés mais en ghettos, réseaux, lobbies, ethnies, religions. Et tout se tient dans ce joyeux démembrement. Soixante millions de branchés, soixante millions d’esseulés, qui ne savent plus à quel saint se vouer. Comme si une connexion Internet pouvait engendrer un lien de fraternité.

Aliénation

Un demi-siècle de paix européenne n’a pas aidé à dégager des caractères dans le magma des intelligences. N’ayant jamais tenu un revolver en main, ni fait leur service national, les dernières couvées de l’ENA ignorent les questions de défense. D’où leur propension à engager des guerres qu’elles ne savent comment terminer (le jour d’après n’est pas leur souci). Peu informée de l’histoire des religions et des géographies culturelles, instruite dans l’idée que l’histoire de l’humanité commence à la chute du mur de Berlin et celle de la France au D-Day, cette génération n’est pas en phase avec une actualité qui retrouve toute sa profondeur de temps. D’où ses erreurs de pronostic, notamment au Proche-Orient.

Ne lisant plus de livres enfin, désertant les théâtres, rivée à ses petites phrases, flashs, SMS et banderilles, elle s’est laissé gagner par un illettrisme réactif, malin dans la forme, bébête sur le fond. Peu d’expérience et guère de convictions : ne lui reste, pour faire carrière, qu’à s’adapter à ce qu’elle tient pour le plus réel : Paris Match et Free. Médias et business. Le suicide de la chose publique par ses célibataires, même — qui déconsidère le métier et fait fuir les meilleurs — a finalement investi Patrick Sébastien et les Bleus du soin de satisfaire aux invariants besoins de ferveur et de solidarité.

Il arrive que le business ne fasse pas le bonheur et qu’on ait besoin, à l’horizon, de grandes choses inutiles. Il arrive que des jeunes d’ici aillent faire leur service militaire ailleurs, qui en Syrie, qui en Israël, qui en Ukraine. Cela donne des frissons aux frileux. Il y a de quoi redouter, en effet, comme un cercle vicieux entre le nihilisme du gratin et le fanatisme de la « racaille ». Un chassé-croisé de phobies et de boucs émissaires entre les aliénés de l’American dream rêvant d’aller déambuler à San Francisco ou New York et les aliénés d’un califat onirique rêvant d’aller parader à Mossoul ou Rakka. Les premiers devenant étrangers à leur culture et les seconds faisant leur une lointaine folie.

Ne désespérons pas. Un retour au concret d’ici et maintenant n’est pas impossible à plus long terme, pour peu que l’héritage intellectuel des Lumières vienne à rencontrer une volonté morale. Pas demain dimanche, mais, comme on dit, le pire n’est pas toujours sûr.

Régis Debray

Ecrivain et philosophe. Une version longue de ce texte paraîtra à la fin de ce mois aux éditions du Cerf.

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