le citoyen veilleur

Le meilleur des mondes

 

 

Aldous Huxley

Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes. L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées. Ensuite, l’on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limitée et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des informations et des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il es bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser. On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.

Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur – qu’il faudra entretenir – sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur. L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu.
 
Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutienne devront ensuite être traités comme tels. On observe cependant, qu’il est très facile de corrompre un individu subversif : il suffit de lui proposer de l’argent et du pouvoir. »
 
Aldous Huxley, Le Meilleur des Mondes (1932)

 

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27 mars 2017

Macron ou le stade suprême du populisme

Macron fait la promotion de son catalogue où l'on trouve à boire et à manger. Attention à la malbouffe... méfions nous du service après vente

Macron ou le stade suprême du populisme

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  • Mis à jour le 27/03/2017 à 10:13
  • Publié le 24/03/2017 à 17:18

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FIGAROVOX/TRIBUNE - Emmanuel Macron s'est prononcé en faveur d'un «service national obligatoire». Pour Guillaume Bigot, sa stratégie vise à dire à chacun ce qu'il veut entendre, ce qui est la preuve d'un populisme caricatural.


Guillaume Bigot est directeur général de l'IPAG.


Emmanuel Macron sait capter l'air du temps, saisir au vol les mots clés que l'électeur a envie d'entendre et les transformer en «projets», impeccablement marketés, avec force chiffrages, éléments de langage et plans médias.

Et de fait, cela marche. Le thème est repris, l'os sera rongé jusqu'à la moelle par les rédactions qui mobiliseront force experts et solliciteront les réactions des autres candidats. Partisans et adversaires, éditorialistes, experts, reportages sur le terrain pour sonder la ménagère de moins de 50 ans, le jeune de banlieue ou le cadre sup, tout le dispositif sera mobilisé et la «séquence réussie».

La déclaration du candidat d'En Marche! en faveur d'un service national obligatoire illustre cette habileté qui est la sienne.

Le patriotisme est tendance, le service à la mode Macron sera national.

Le patriotisme est tendance, le service à la mode Macron sera national.

Le paradigme du bon plaisir individuel comme horizon indépassable a du plomb dans l'aile, le service à la mode d'En Marche! sera obligatoire.

On imagine sans peine Emmanuel Macron devant un paperboard, entouré de sondeurs et de communicants, «valider» la séquence «service national obligatoire».

Cette stratégie «Tupperware», initiée par Ségolène Royal et reprise par Emmanuel Macron consiste à demander aux gens ce qu'ils veulent entendre afin de le leur répéter.

Une stratégie aux petits pieds. Le pionnier de l'industrie automobile, Henry Ford disait d'ailleurs: «si j'avais demandé aux gens ce qu'ils voulaient, ils m'auraient répondu des chevaux plus rapides!»

Ce qui est vrai dans le business l'est encore plus en politique, art destiné à rendre possible ce qui est nécessaire (Richelieu). Le fondement de tout leadership réside dans la capacité du leader à apercevoir un chemin là où l'horizon paraît bouché et à y entraîner les autres.

Demander aux dirigés d'identifier eux-mêmes les réponses à leurs difficultés et s'engager à les appliquer, cela revient, pour un dirigeant, à scier consciencieusement la branche sur laquelle il va s'asseoir. Sauf si le dirigeant n'a aucune intention de suivre ses recommandations et ne cherche qu'à conquérir le pouvoir. C'est assurément le cas d'Emmanuel Macron.

Le peuple aspire à renouer avec la notion de « service » et avec celle de nation.

Le peuple aspire à renouer avec la notion de «service» et avec celle de nation. Servir cela prend du temps, requiert des convictions et entraîne de l'abnégation. Cette idée de service renvoie en creux au primat de l'intérêt général sur l'intérêt individuel.

Réhabiliter la nation, c'est proclamer son attachement à une «culture française» unissant les citoyens et surplombant leurs «différences».

Le fait que le candidat d'En Marche n'ait, jusqu'ici, jamais parlé d'instaurer un service national et que cette mesure apparaisse, du jour au lendemain, prouve assez qu'elle résulte d'un coup de com. Et si l'on avait encore un doute quant à l'impossible sincérité de cette conversion soudaine au service national, sa durée d'un mois achèverait de nous en persuader.

Un mois, c'est trop court pour apprendre à manier les armes ou à se former utilement au service de la collectivité. C'est trop court pour servir à quoi que ce soit. Mais un mois, c'est très long pour se farcir des prêchi-prêcha sur les «valeurs», le «vivre ensemble» et la célébration de la «marque France». Utilité civique? Nulle. Utilité sécuritaire? Archi nulle. Cela ne sert à rien? Aucune importance.

De la com, encore de la com et toujours de la com, voilà bien la seule ligne droite suivie par le Rastignac de Bercy.

Les médias qui traquent sans relâche la démagogie de tous les autres candidats, ne semblent nullement choqués par un macronisme, stade suprême du populisme.

Les médias qui traquent et dénoncent sans relâche la démagogie de tous les autres candidats, ne semblent nullement choqués par un macronisme, stade suprême du populisme.

La superbe leçon de démagogie administrée par Monsieur Macron révèle qu'il est prêt à réduire le service de la nation à un gadget électoraliste et cela n'a finalement rien de surprenant. Plus inquiétant pour la suite des événements (en cas de victoire), le candidat d'En Marche! mobilise des valeurs, des symboles et un imaginaire politique qui sont en totale contradiction avec sa vision de la société, manifestement dominée par le virtuel, la com, le story telling et le no limit de l'ambition individuelle au service d'elle-même.

En assurant la promotion d'une mesure incompatible avec sa propre philosophie politique qui doute de l'existence d'une culture française, célèbre l'Europe, la mondialisation et la réalisation de soi, Emmanuel Macron prend des risques considérables en flattant l'opinion publique.

Le jeune quadra utilise cette démagogie attrape-tout pour arriver aux affaires et faire avaler aux Français la bonne cuillérée d'huile de foie de morue concoctée par Bruxelles et par les milieux d'affaires (approfondissement de la construction européenne, libéralisation de l'économie, consécration des droits des minorités et plus généralement primat absolu de l'intérêt individuel sur toute autre considération).


L'effet de déception risque d'être d'autant plus dévastateur que le candidat centriste réussit à séduire car il est parvenu à incarner le puissant désir de renouvellement de la classe dirigeante et de changement radical de cap politique. Le secret du fondateur d'En Marche! c'est d'être parvenu à faire croire aux Français que parce qu'il était un homme jeune et nouveau, il était un homme libre, prêt à heurter les intérêts des puissants au nom de l'intérêt général.

Une politique d'image peut arranger la réalité mais elle ne doit jamais entrer en contradiction avec le produit qu'elle vend.

Même dans le «business», ces techniques bien éprouvées de la communication et du marketing sont utilisées avec circonspection. Une politique d'image peut grossir le trait, arranger la réalité mais elle ne doit jamais entrer en contradiction avec le produit qu'elle vend. En 1958, De Gaulle, dans son célèbre exorde «je vous ai compris» était volontairement resté ambigu.

En surfant sur l'aspiration au changement et sur le dégoût qu'inspire aux Français leur classe dirigeante, Emmanuel Macron prend des risques considérables.

En cas de victoire, le réveil risque d'être également douloureux et la colère populaire d'atteindre un seuil paroxystique dont notre histoire est pleine.

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2017/03/24/31001-20170324ARTFIG00253-macron-ou-le-stade-supreme-du-populisme.php

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Patrimoine de Macron : rien de problématique, selon la Haute Autorité

"Si à 40 ans t'as pas détourné d'argent public, t'as raté ta vie !"

A supposer que ce soit vrai

Çà fait vraiment peur de confier la gestion d'un pays comme la France à quelqu'un qui gère si mal son argent

Revenus : 3.5 Millions€ => Patrimoine 200 000€

N'importe quel pékin avec de tels revenus aurait au moins un patrimoine de 1 Million d'euros

Mais c'est vrai qu'il n'est pas là pour gérer un budget mais pour dépenser plus que le budget


Selon les autorités, rien de problématique dans le patrimoine de Macron

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Emmanuel Macron ici avec son épouse Brigitte, n'a omis aucun élément dans sa déclaration de patrimoine, selon la HATVP. (Image d'illustration)

REUTERS/ Rossignol

La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique a envoyé un courrier à l'association Anticor selon lequel elle n'a décelé "aucun élément de nature à remettre en cause le caractère exhaustif, exact et sincère de la déclaration" du candidat.

Ça roule pour le candidat d'En Marche! La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), qui avait été saisie par Anticor, n'a pas décelé d'éléments problématiques dans la déclaration de patrimoine d'Emmanuel Macron, selon un courrier rendu public lundi par l'association. 

"Les contrôles mis en oeuvre par la Haute autorité (...) n'ont révélé aucun élément de nature à remettre en cause le caractère exhaustif, exact et sincère de la déclaration" du candidat à la présidentielle, a écrit le président de cette instance indépendante, Jean-Louis Nadal. 

De fortes sommes gagnées comme banquier d'affaires

"La Haute Autorité étant soumise au secret professionnel (...) il ne m'est pas possible de vous donner de plus amples renseignements quant au détail des informations recueillies dans le cadre de ces vérifications et contrôles", ajoute Jean-Louis Nadal dans ce courrier en date du 23 mars. 

LIRE AUSSI >> Patrimoine de Macron: manip, rumeurs et réelles interrogations  

L'association s'était interrogée mi-mars sur un "manque de cohérence entre les revenus et le patrimoine déclarés" par le leader d'En Marche!. Dans sa déclaration d'intérêts signée le 24 octobre 2014, Emmanuel Macron indiquait avoir perçu, comme banquier à la banque Rothschild puis comme secrétaire général adjoint à la présidence de la République, "3,3 millions d'euros de revenus avant impôts", de 2009 jusqu'à son entrée au gouvernement comme ministre de l'Economie en août 2014, avait relevé Anticor. Il avait touché notamment, pour ses activités dans la banque d'affaires, "2,8 millions d'euros" entre 2009 et sa nomination en mai 2012 au secrétariat général de la présidence sous François Hollande. 

Or, dans sa déclaration de patrimoine, signée le même jour et contrôlée par la HATVP, Emmanuel Macron avait fait état d'un patrimoine de "1,2 million d'euros et d'un endettement de 1 million d'euros", "soit un patrimoine net de seulement 200 000 euros", de quoi susciter des "interrogations" selon Anticor. 

Un statut d'indépendant avec beaucoup d'impôts

Depuis, le prétendant à l'Elysée a rempli une nouvelle déclaration de patrimoine, rendue publique mercredi dernier comme pour tous les candidats. Il a déclaré un patrimoine principalement constitué de comptes bancaires et d'instruments financiers, sans bien immobilier. Il lui reste 246 000 euros environ à rembourser d'un prêt pour des travaux immobiliers contracté en 2011. Il a perçu en janvier 274 000 euros environ, au titre d'avance de droits d'auteur pour son livre Révolution, et doit régler au Trésor public un peu moins de 54 000 euros pour avoir démissionné de la haute fonction publique. 

Emmanuel Macron s'est déjà expliqué sur cette différence entre patrimoine déclaré et revenus perçus, pointant son "statut d'indépendant" lorsqu'il était banquier d'affaires, avec un haut niveau de cotisations et d'impôts à régler.

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/elections/selon-les-autorites-rien-de-problematique-dans-le-patrimoine-de-macron_1893150.html

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Grace a Emmanuel Macron découvrez que la Guyanne est une ile.

FASCINANT!

Grâce au géographe EmmanuelMacron qui veut diriger la France, vous découvrez que la Guyane est une ÎLE

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Après avoir qualifié les Guadeloupéens d... par Annie_Vilpoix

Un petit cadeau pour Macron?

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Après avoir qualifié les Guadeloupéens d'«expatriés», Emmanuel Macron parle de la Guyane comme une île...

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Image du jour

C'est rigolo ce mouvement qui se veut jeune mais qui ressemble à une réunion de maison de retraite...

 

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Cabinet noir : la droite envoie un dossier juridique au parquet

 Le genre de truc qui va rattraper François Normal après sa sortie de l'elysée

Cabinet noir : la droite envoie un dossier juridique au parquet

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/ Dimanche 26 mars 2017 à 20:47 0

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François Hollande. Photo © AFP

Enquête. Selon Le Figaro, plusieurs ténors de la droite française institutionnelle ont envoyé une lettre à Eliane Houlette, cheffe du Parquet national financier et à François Molins, procureur de Paris. Suite aux  révélations du livre Bienvenue Place Beauvau, Police : les secrets inavouables d'un quinquennat, ils demandent l'ouverture d'une enquête et invoquent l'article 40 du code de procédure pénale.

Plusieurs ténors de la droite - Philippe Bas, président de la commission des lois du Sénat, Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, Christian Jacob, président du groupe LR à l'Assemblée nationale, Valérie Pécresse, présidente de la Région Ile de France, Nathalie Kosciusko-Morizet, présidente du groupe d'opposition LR au Conseil de Paris et Luc Chatel, ancien ministre de l'Éducation nationale et désormais porte-parole du candidat François Fillon – ont adressé un courrier à Eliane Houlette, cheffe du Parquet national financier et à François Molins, procureur de Paris, suite aux révélations du livre Bienvenue Place Beauvau, Police : les secrets inavouables d'un quinquennat, rapporte Le Figaro ce dimanche 26 mars. C'est sur cet ouvrage, publié jeudi, que s'est appuyé François Fillon pour accuser sur le plateau de L'Emission politique du 23 mars sur France, François Hollande d'avoir utilisé le cabinet noir de l'Elysée.

Vers l'ouverture d'une enquête ?

Dans ce courrier (dont Le Figaro s'est procuré une copie), les hommes et les femmes politiques dénoncent de faits délictueux au titre de l'article 40 du code de procédure pénale. “Conformément aux dispositions de l'article 40 alinéa 2 du Code de procédure pénale, nous vous demandons de donner aux présentes les suites que vous jugerez utiles”, écrivent les responsables républicains. Cet article du code de procédure pénale oblige toute autorité constituée à donner avis d'infraction connue.

Sur le même sujet

Pour appuyer leurs dires, ils joignent à leur lettre l'ouvrage susvisé mais aussi un tableau de synthèse de ces infractions dont certaines pourraient relever de la juridiction du parquet national financier”. Le document fait sept pages. Les passages laissant supposer qu'une infraction a été commise sont mentionnés, ainsi que la qualification pénale qui leur correspond. On y retrouve : association de malfaiteurs, corruption, corruption des autorités judiciaires, trafic d'influence, atteinte à la vie privée, atteinte au secret des correspondances, abus d'autorité, complicité de fraude fiscale, violation du secret professionnel, violation du secret de l'enquête.

https://www.valeursactuelles.com/politique/cabinet-noir-la-droite-envoie-un-dossier-juridique-au-parquet-76544

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26 mars 2017

La supercherie Macron " En marche arrière"

La supercherie Macron " En marche arrière"

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Révolution pacifique : En route vers le boycott

 

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Révolution pacifique :
En route vers le boycott

Voir en ligne : Vers une insurrection populaire, républicaine, pacifique et démocratique ? - Claude Beaulieu

Comme de nombreux autres pays, la France est sous l’emprise d’un système d’exploitation piloté par l’État profond 1) (ou le gouvernement profond) au confluent d’un type de capitalisme associé à une forme particulière de démocratie.

Capitalisme de « copinage »
et démocratie des « coquins »

Le système repose sur une combinaison de capitalisme et de démocratie. D’une part, le capitalisme de « copinage » organise la collusion entre acteurs privés et acteurs publics en vue de créer et d’accaparer des rentes. D’autre part, la pseudo-démocratie 2) caractérisée par un bipartisme de « connivence » a pour but de « forcer » l’adhésion des masses populaires et des classes moyennes au système. Capitalisme de copinage et pseudo-démocratie sont intimement imbriqués et pilotés par l’État profond .3)

La crise économique et sociale menace le système

Depuis une dizaine d’années, la crise économique et sociale s’accentue. Le défaut de croissance menace la distribution de rente car le gâteau à partager ne grandit plus, voire se rétrécit. Dans ce contexte, il devient de plus en plus difficile pour les gouvernants de satisfaire les exigences de leurs sponsors tout en maintenant la paix sociale. En effet, les impératifs de la distribution de rente aux sponsors impliquent notamment la mise en œuvre de politiques de rigueur salariale, d’augmentation de la fiscalité pour les classes moyennes et inférieures, de privatisation d’entreprises et de secteurs publics rentables … 4)

La contestation monte mais reste inefficace

Le mécontentement et la contestation montent mais rien ne change. Le système est verrouillé par la pseudo-démocratie du bipartisme de connivence. Nombreux sont ceux qui proposent de réformer le fonctionnement de la démocratie. Changer la Constitution, reconnaître le vote blanc, tirer au sort les représentants, exiger un mandat unique… sont de bonnes idées qui n’ont aucune chance d’être mises en œuvre par ceux qui seraient menacés par ces mesures. Dans le cadre institutionnel actuel, il est vain d’espérer une refondation.

Pour une révolution non violente,
au moins au départ

Certes, une révolution violente, comme notre pays en a connu, serait en mesure d’abattre le système mais probablement avec un coût humain très élevé. De plus, l’expérience montre que les manifestations de masse (retraites en 2010), les pétitions, le vote (référendum sur l’Europe en 2005)… restent sans effets. Enfin, peu de gens sont prêts à descendre dans la rue les armes à la main ou encore à manifester violemment.
Néanmoins, la nécessité du changement implique une réflexion sur l’utilisation des degrés de liberté existant encore pour la population. Du fait du flicage, de l’état d’urgence, de l’apathie, du consumérisme… les marges de manœuvre se réduisent toujours plus.
Malgré tout, il reste certains domaines dans lesquels des actions sont susceptibles d’insérer des grains de sable dans les rouages bien huilés du système et conduire à sa paralysie, prélude à sa refondation.
D’une part, le système économique, politique et social ne peut réellement fonctionner qu’avec l’aide du bénévolat. L’arrêt des activités bénévoles apparaît en mesure de générer rapidement des turbulences au sein de la société. Contrairement aux manifestations de rue par exemple, les autorités ne pourront réprimer ces actions.
D’autre part, les dons constituent, dans certains domaines, un financement additionnel essentiel à celui de l’État. Le tarissement de ces ressources dressera des obstacles à la réalisation de projets sociétaux utiles et porteurs.
De plus, la consommation est une autre arme que les populations maîtrisent encore. Le boycott, la consommation sélective… constituent des grains de sable. Le pouvoir peut aussi se trouver dans les rayons des magasins.
Enfin, des actions non justiciables de désobéissance civile peuvent compléter le scénario de destruction du système néo-féodal actuel. Dans cet article, seuls seront abordés les thèmes du bénévolat et du don.

Le bénévolat, une composante vitale du système

Le terme bénévolat émane du latin benevolus qui signifie bonne volonté, venant de bene, bien et velle, vouloir. « Le bénévolat désigne une activité de services envers autrui, [effectuée] de son plein gré et sans rémunération. Les actions de bénévolat, qui ne sont pas une simple adhésion, s’exercent en général dans le cadre d’une association, d’un syndicat ou d’une structure publique, éventuellement dans une entreprise privée à vocation sociale ».5)
« La loi ne définit pas le bénévolat et c’est ce qui caractérise sa particulière souplesse. Cependant, le Conseil économique, social et environnemental a précisé ce concept dans un avis du 24 février 1993 : « est bénévole toute personne qui s’engage librement pour mener une action non salariée en direction d’autrui, en dehors de son temps professionnel et familial » 6) . « Le bénévolat est un don de soi librement consenti et gratuit » 7). Il en découle que le bénévolat ne peut être imposé et son absence ne peut être réprimée.

La place du bénévolat en France

« En 2016, 63% des Français indiquent donner du temps [gratuitement] ou l’avoir déjà fait ! », « tous cadres d’engagement confondus 8) ». En effet, cette année-là près de 20,5 millions de personnes ont donné du temps à travers le bénévolat associatif (13,197 millions), le bénévolat dans d’autres organisations (4,410 millions) et le bénévolat direct ou informel (8,302 millions) 9) .
Les bénévoles sont les plus nombreux dans le secteur associatif mais ils représentent seulement la moitié (51%) de l’effectif total.
Ainsi, le bénévolat touche une part importante de la population et il s’exerce dans de nombreux domaines.

Le bénévolat par secteur

En 2016, le bénévolat représentait une part significative des ressources humaines dans une large palette de secteurs : social caritatif (27%), sport (24%), loisirs (21%), jeunesse éducation populaire (18%), culture (17%), environnement (9%), santé, recherche médicale, aide aux malades (8%), solidarité internationale (7%), formation, emploi, insertion économique (7%), autres (16%) .10)
En réalité, le fonctionnement de nombreux secteurs de la vie sociale est tributaire du bénévolat.

Le bénévolat associatif

Le domaine associatif mobilise la majeure part des bénévoles. « On estime à 1 300 000 le nombre d’associations actives en France et […] plus de 21 millions de personnes, résidant en ménages ordinaires en France métropolitaine, ont déclaré être membres d’au moins une association 11) ». « Seulement 12 % des associations emploient des salariés, le plus souvent un ou deux 12) ». C’est-à-dire que 88 pour cent des associations (9 associations sur dix) fonctionnent uniquement sur la base du bénévolat.
« Les bénévoles interviennent dans l’ensemble des domaines d’activité et dans la quasi-totalité des associations, même employeuses. Le volume de travail qu’ils y consacrent correspondrait à 680 000 emplois en équivalent temps plein 13) ». Il apparaît que le système associatif repose quasi exclusivement sur le bénévolat.
Les associations « interviennent principalement dans quatre domaines : le sport, les loisirs, la culture et la défense de causes, de droits ou d’intérêts 14) ».
Les autorités politiques reconnaissent le rôle essentiel des associations : « La vie associative constitue une immense richesse pour notre société, en terme de valeurs comme en terme d’actions concrètes. La vie associative est le lieu de l’engagement désintéressé, de la solidarité, du lien social, du dépassement de soi. Elle est indispensable au bon fonctionnement de notre société, souvent elle opère d’ailleurs des missions essentielles de service public 15) ».

Arrêter le bénévolat

Etant donnée l’importance de l’activité bénévole dans le fonctionnement du système social, économique et politique, stopper le bénévolat apparaît en mesure de désorganiser et de paralyser rapidement tant le capitalisme de connivence que la démocratie du même nom. En effet, le bénévolat représente du travail gratuit (dévalorisé) qui permet, en revanche, de valoriser d’autres composantes du capitalisme de connivence. Supprimer cette gratuité bloquera certains rouages du système qui implosera d’autant plus rapidement que ses ressources financières gratuites seront taries.

Le don, un élément essentiel
à la bonne marche du système

En 2015, malgré la morosité ambiante, « les Français ont donné 4% de plus qu’en 2014 (entre 4,4 et 4,6 milliards d’euros) ». Cette même année, « plus de 5,5 millions de foyers fiscaux ont déclaré à l’administration fiscale des montants de près de 2,5 milliards d’euros, supérieurs de 3,7% par rapport à 2014 […] le bilan annuel moyen des dons déclarés par les foyers imposables a ainsi augmenté de 6,2%, en 2015, s’établissant à 463 euros ».
Le montant des dons apparaît significatif et lesdits dons s’avèrent indispensables dans de nombreux domaines qui devraient relever de la solidarité nationale par le biais de la dépense publique au lieu de la charité privée.

Le bilan de l’étude sur la générosité des français

En 2015, 1,2704 milliard d’euros ont été collectés par 145 associations et fondations œuvrant dans les secteurs suivants : (i) aide sociale en France (457,9 millions) ; (ii) aide à la recherche médicale (236 millions) ; (iii) Organisations de solidarité internationale (OSI) - santé (173,9 millions) ; (iv) aide aux personnes atteintes de maladie ou de handicap (138,1 millions) ; (v) organisations de solidarité internationale (OSI) – enfance (133 millions) ; (vi) organisations de solidarité internationale (OSI) – développement (98,7 millions) ; (vii) environnement (32,8 millions).

Les dons à l’église catholique
et à l’église protestante unie de France

L’étude révèle qu’en 2015, les dons aux associations diocésaines (catholiques) s’élèvent à près de 477 millions d’euros tandis que l’église protestante a collecté 24,63 millions d’euros.

Les dons aux partis politiques

« En 2015, année des [élections] départementales (mars) et des régionales (décembre) les montants [des dons] déclarés se sont élevés à 94 millions d’euros, en baisse de 13% par rapport à l’année 2014, comportant les municipales (mars) et les européennes (mai). Le nombre de foyers déclarant un don aux partis politiques est de 327 000, lui aussi en baisse de 14% par rapport à 2014 ». La baisse de la collecte des partis politiques s’explique peut-être par la défiance croissante de la population vis-à-vis de la classe politique.

Ne plus donner

Tarir une source de financement des activités sociales et politiques que les gouvernements devraient financer, mais ne le font pas pour ne pas amputer les profits de leur sponsors, est en mesure d’insérer des grains de sable dans les rouages bien huilés de l’appareil d’exploitation et de contrainte au service du capitalisme de connivence qui gère la démocratie des copains et des coquins..

Le boycott du bénévolat et du don
est un acte éminemment politique

Cesser tout bénévolat, stopper les dons seront des démarches vilipendées par le système et par ses agents sous le prétexte majeur qu’elles seraient la résultante d’un défaut de générosité lourd de conséquences notamment sur le plan social. Il est vrai que le boycott du bénévolat et des dons produira des effets collatéraux indésirables notamment sur des populations vulnérables. Néanmoins, depuis des décennies, la mise en œuvre de politiques néolibérales de casse sociale, de destruction des services publics… a eu des effets autrement plus néfastes sur l’ensemble de la société. Si nous voulons changer le système, il faut faire table rase pour reconstruire car les fondations sont pourries.
Dans ce contexte, cesser le bénévolat au service du système, ne plus donner pour alimenter ledit système ne sont pas des signes d’un manque de générosité mais, dans le contexte actuel, des actes de courage pleinement politiques .

Profiter du boycott pour amorcer la reconstruction
grâce aux bénévoles et aux généreux donateurs

« La diversité des profils des bénévoles se traduit par la pluralité des raisons données par les bénévoles eux-mêmes pour expliquer leur engagement. Des motivations diverses peuvent ainsi se croiser : d’un côté, la recherche d’un épanouissement personnel grâce à de nouveaux contacts sociaux, à des acquisitions de connaissances ou à l’utilisation de compétences que l’on veut faire fructifier ; de l’autre, des motivations altruistes, telles que la défense d’une cause ou la volonté de donner du sens à sa vie en rendant le monde meilleur ».

Le boycott du bénévolat pourrait « frustrer » de nombreux bénévoles et donateurs. Le processus de reconstruction de la démocratie pourrait faire appel aux bénévoles désœuvrés ainsi qu’aux donateurs dépourvus.

En effet, bâtir un nouveau système démocratique implique une démarche de la base vers le haut afin de recueillir les aspirations des populations dont l’issue pourrait se traduire par une nouvelle Constitution. Dans ce cadre, les bénévoles auraient un rôle primordial à jouer dans l’ensemble du processus allant de la collecte des « doléances » au niveau local jusqu’à la synthèse finale. Le processus pourrait bénéficier d’un financement de la part de généreux donateurs désintéressés.
Il ne s’agit pas ici de présenter les scénarii possibles car le sujet de la refondation démocratique fera l’objet de nouvelles publications.

Mars 2017

Bernard Conte
Comité Valmy

Notes
1) A propos de l’État profond, voir Peter Dale Scott, L’État profond américain. La finance, le pétrole et la guerre perpétuelle, Plogastel Saint-Germain, Éditions Demi-Lune, 2015. « Le gouvernement profond part du principe qu’il n’existe pas un « État dans l’État », qui agirait à l’insu des citoyens. Il suggère plutôt l’idée que les décisions, dans nos démocraties, sont prises selon des processus complexes, informels, non structurés, mais capables d’orienter les décisions officielles ou de se substituer à elles. Le principe du gouvernement profond est de confier la conduite de la société à une élite qui dispose des moyens d’exercer une influence déterminante sur les décisions collectives. »
En savoir plus sur http://reseauinternational.net/quappelle-t-on-le-gouvernement-profond/#MId6cdxudBJlRyfG.99 Les notions d’État profond et de gouvernement profond sont assez proches, l’une étant plus formelle que l’autre, mais le résultat reste identique.
2) Bernard Conte, « Le néolibéralisme et l’illusion démocratique », Le Grand Soir, 6 novembre 2011, http://www.legrandsoir.info/le-neoliberalisme-et-l-illusion-democratique.html
3) Lire : Bernard CONTE, « La démocratie de connivence et l’anéantissement de la France », https://www.legrandsoir.info/la-democratie-de-connivence-et-l-aneantissement-de-la-france.html
4) Lire : Bernard CONTE, « Le dualisme des saigneurs », http://www.comite-valmy.org/spip.php ?article3469

5) http://www.toupie.org/Dictionnaire/Benevolat.htm

6) https://www.associatheque.fr/fr/guides/benevolat/fondements/benevole.html

7) Idem.
8) La France bénévole en 2016, http://www.recherches-solidarites.org/media/uploads/la-france-benevole-2016.pdf

9) La somme des personnes bénévoles engagées dans des cadres différents est supérieure au total de 20,5 millions en raison des engagements pluriels.
10) Les pourcentages concernent le « taux d’engagement » : « cette notion, utilisée couramment par France Bénévolat, est le pourcentage de personnes qui donnent leur temps par rapport à la totalité de la population concernée », L’évolution de l’engagement bénévole associatif en France, de 2010 à 2016,
http://www.associations.gouv.fr/IMG/pdf/ENQUETE_Evol_benevolat_associatif_en_2016_vDEF.pdf
11) Idem, chiffres afférents à 2013.
12) https://www.insee.fr/fr/statistiques/1908153
13) Idem
14) https://www.insee.fr/fr/statistiques/1908153
15) Muriel MARLAND-MILITELLO, Livre blanc parlementaire, Libérer les générosités associatives, Assemblée nationale, juin 2012, p. 98.

16) Cécile BAZIN, Marie DUROS et Jacques MALET, La générosité des français, 21ème édition, novembre 2016,
http://www.associations.gouv.fr/la-generosite-des-francais-edition-2016.html
17) Idem
18) Idem p.11, « Cette analyse s’appuie sur les montants de collecte des particuliers, hors legs, de 171 associations et fondations, ainsi que sur les collectes de l’Eglise catholique et de l’Eglise Protestante Unie de France, présentées séparément. Ensemble, ces montants représentent plus de 1,86 milliard d’euros, soit un peu plus de 40% du montant total estimé de la collecte en France, hors dons de la main à la main. »
19) « 145 associations ou fondations, les autres organismes ne formant pas des ensembles homogènes suffisants pour constituer un secteur d’observation », La générosité des français, doc. cité.

20) La générosité des français, doc. cit. p.32.
21) Il serait éventuellement possible de discriminer parmi les secteurs à boycotter en fonction de certains critères à définir.
22) Les motivations de bénévoles,
https://www.associatheque.fr/fr/guides/benevolat/fondements/motivation-benevoles.html

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article8390

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Législatives 2017 : les tractations débutent en vue d'une alliance PS-"En Marche !"

Que tous les cocus lèvent la main ....
Macron recrute !

"un pseudopode du PS dans lequel se transfère progressivement tout le noyau de la cellule" c'est exactement ça: le PS, au lieu de changer de nom, change de nid et croit que le public n'y verra que du feu. Une refonte sans refonte, un changement dans la continuité.

Législatives 2017 : les tractations débutent en vue d'une alliance PS-"En Marche !"

ÉCLAIRAGE - Selon "Le Canard Enchaîné", la victoire d'Emmanuel Macron à l'élection présidentielle entraînerait une alliance entre socialistes et macronistes.

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MariePierreHaddad75 Marie-Pierre Haddad Journaliste RTL

Que de trahisons. Benoît Hamon le confie lui-même : "Je ne m'attendais pas à ce qu'il y ait autant de trahisons. Parce que ce sont des trahisons, des trahisons pas de moi, je ne demande rien, mais d'une histoire, de valeurs que nous représentons, de la place qui doit être celle de la gauche". Le candidat de la gauche avoue ne pas avoir "l'habitude d'être impressionné par l'air du temps, c'est le destin des feuilles mortes, l'air du temps. Je suis un combattant. Même quand j'observe que les vents sont mauvais, je combats, je ne combats pas pour moi, j'ai parfaitement conscience de la difficulté de la tâche, mais je ne la redoute pas", sur Europe 1

Selon Le Canard Enchaîné, les trahisons risquent de se multiplier. Le journal explique que François Hollande, Bernard Cazeneuve, Manuel Valls, Jean-Christophe Cambadélis et Stéphane Le Foll projettent déjà une victoire d'Emmanuel Macron, "mais sans majorité aux élections législatives". Selon le président de la République, "il n'y aura pas d'explosion après la présidentielle, ni des Républicains, ni du Parti socialiste. La droite ne va pas disparaître et elle espérera une cohabitation. Le Parti socialiste ne va pas disparaître non plus, mais il devra négocier".

Le journal ajoute que "des dirigeants d''En Marche !" et du Parti socialiste réfléchissent déjà à une entente électorale entre leurs deux formations pour les législatives. C'est la raison principale pour laquelle Emmanuel Macron a reporté le choix de ses candidats après le premier tour de l'élection présidentielle". Ainsi, l'accord négocié entre Benoît Hamon et Yannick Jadot risquerait d'être remis en cause. Les "70 ou 80 députés socialistes sortants qui sont considérés comme frondeurs ou sympathisants de ceux-ci" pourraient perdre leurs investitures.

http://www.rtl.fr/actu/politique/legislatives-2017-les-tractions-debutent-en-vue-d-une-alliance-ps-en-marche-7787810908

Posté par naninet à 14:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

l'image du jour

Les ralliements affluent au QG de Macron

 

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Les éléphants PS attendant l'heure de la soupe devant la porte de Macron...

Posté par naninet à 13:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]