4 août, 16:44

La souveraineté des Etats : un principe bafoué par les USA

La souveraineté des Etats : un principe bafoué par les USA

Par La Voix de la Russie | Les milieux d'affaires d’Arménie sont parfaitement capables de choisir eux-mêmes leurs partenaires en affaires et n’ont pas besoin des suggestions de l’étranger, a déclaré l'ambassade russe à Erevan en réaction à « la recommandation » des diplomates américains de ne pas travailler avec les sociétés russes portées sur la liste noire dressée par les États-Unis.

Washington s’efforce de plus en plus souvent d'imposer aux États souverains un comportement qui l’avantage. Quant à l'Ukraine, et à la plupart des pays de l'Union européenne, leur souveraineté est remise en doute, selon les analystes.

L'exacerbation de la manie de la grandeur mondiale a commencé à Washington la semaine dernière. Après sa rencontre avec le ministre ukrainien des Affaires étrangères, le secrétaire d'État américain John Kerry a déclaré brusquement : « les autorités de Kiev sont prêtes à décréter le cessez-le-feu au Donbass « non pas dans l’avenir, mais immédiatement ». D’aucun se sont étonnés d’entendre un fonctionnaire américain faire des déclarations au nom de l'Ukraine « indépendante ». Pour la plupart des gens, cette intervention a confirmé le fait que Washington agit comme bon lui semble sur le territoire ukrainien. Il semble que les Américains ont décidé qu’il n'y a aucune raison de sauver les apparences, explique le député de la Rada Suprême Alexandre Goloub.

« L'Ukraine est dirigée de l’extérieur. Et il est absolument clair aujourd'hui pour tout le monde que le centre réel de la direction de Kiev se trouve à Washington. Lors de l'opération dans le Sud-est du pays, chaque tournant sanglant était toujours associé à la visite d’un fonctionnaire américain qui incitait à entreprendre ces actions. »

Autre raison pour laquelle les fonctionnaires américains doivent prendre la parole au nom de Kiev, note Rostislav Ichtchenko, politologue ukrainien et président du Centre d’analyse systémique.

« Personne ne se faisait d’illusions sur le rôle des États-Unis en Ukraine. La direction de Kiev sombre apparemment dans l’isolement international, on ne veut pas parler elle parce qu’on comprend que c’est un cadavre politique et qu’il vaut mieux éviter des contacts. C'est pourquoi les États-Unis sont obligés d’intervenir au nom de Kiev directement. »

L'Ukraine, certes, est l'exemple le plus éloquent – mais ce n’est pas l’unique pays à être dirigé depuis Washington. Dans toute l’Europe indépendante, seule la Suisse a osé contredire les Américains. Berne a refusé d'introduire des sanctions contre la Russie en expliquant que cela provoquerait un « effet domino », et que l'économie suisse en souffrirait. Les autres capitales européennes en sont parfaitement conscientes, mais elles accomplissent docilement les quatre volontés de leur allié d’outre-Atlantique. T
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