Big Pharma : encore trop de médicaments inutiles en France, selon les professeurs Even et Debré

 


Ah bon ! ça ne marche pas, ils ne servent à rien les médocs, ce n’est pas grave, la sécu les rembourse quand même afin de remplir les poches de la mafia pharmaceutique, la Pharmafia. Le trou de la sécu est gigantesque, ce n’est pas grave, elle rembourse quand même avec l’aval du ministère et des traîtres stipendiés par le lobbying pharmacochimique.


Une nouvelle version de leur best-seller souligne qu’un tiers des médicaments proposés sont « inefficaces », un quart mal tolérés et 5 % potentiellement dangereux.

Les professeurs Philippe Even et Bernard Debré renouvellent leur appel à un grand coup de balai dans le marché des médicaments, avec une nouvelle version de leur best-seller, vendu à plus de 160.000 exemplaires, Le Guide des 4.000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux qui paraît cette semaine.

Résumé de cette nouvelle revue : un tiers des médicaments proposés sont « inefficaces » et donc ne servent à rien, un quart sont mal tolérés et 5% potentiellement dangereux. Et toujours, selon les auteurs, 15 milliards de médicaments dépensés inutilement au détriment de « véritables priorités » : hôpitaux, infirmières, handicaps physiques et mentaux, vieillesse…

Des progrès et des accidents thérapeutiques

Cette deuxième édition (qui paraît aux éditions Cherche-Midi) inclut les 200 nouveaux médicaments apparus depuis 2012, date de la 1e édition de ce livre qui avait l’objet de polémiques. Des traitement concernant notamment le domaine des cancers, des hépatites, du diabète et des anticoagulants… « Une cinquantaine sont utiles », a relevé mercredi le Pr Even sur RTL.

L’ancien doyen de la faculté de médecine de Necker a évoqué « des progrès réels » parmi les anti-cancéreux, mais aussi les effets indésirables des médicaments : il y a « 15.000 morts d’accidents thérapeutiques dus aux médicaments qui n’auraient pas dû avoir lieu ». « C’est quand même cinq fois plus que les accidents de la route », dit-il.

Les pathologies les plus concernées

Le taux d’inefficacité noté dans l’ouvrage est très élevé pour l’ORL (78%) et en gastro-entérologie (62%) et reste loin d’être négligeable en pneumologie (59%, hors cancers et infections). Ainsi, 50 antitussifs sont « à retirer du marché » et « 22 des 23 » des mucolytiques aux noms imagés pour prétendument « fluidifier les sécrétions bronchiques » sont « inutiles ». Même constat la « désensibilisation » allergique, qualifiée de « nulle ».

En cette période d’hiver propice aux rhumes, le Pr Even a, en outre, rappelé que les médicaments en vente libre contre les congestions nasales, très courants, contenant de la pseudoéphédrine, présentent des dangers pour la santé. Le sérum physiologique est préférable, selon des spécialistes.

Retour sur des scandales

Parmi les médicaments récents, « aucun progrès notable en neuropsychiatrie (12 molécules) » et « au total, une seule révolution, le Sovaldi » (laboratoire Gilead), écrivent encore les auteurs pointant ainsi les progrès dans le traitement de l’hépatite virale C.

Au milieu de ce réquisitoire, les auteurs saluent toutefois les traitements qui ont fait progresser la médecine (antibiotiques, cortisone, etc.).

Ils reviennent également sur les drames et controverses de ces dernières années (Mediator, Vioxx, Dépakine, la statine de Bayer, Diane 35, l’abus du […]

Le Progrès