C'est certain , mais la qualité de la société d'aujourd'hui ne va que vers la régression, c'est ce qu'il se passe pour chaque civilisation qui n'a plus de projet commun et qui pense etre à son apogée, elle finit par s'éteindre comme un feu sans bois. Nous cherchons des excuses pour ne pas faire face, pcq ca rapporte du pognon à certains et le nombrilisme de beaucoup ne peut apporter de pierres à l'évolution . La consommation n'est ni un bien, ni un objectif à suivre, la consommation comme nous la pratiquons est mauvaise, elle n'entretient pas l'effort intellectuel et n'encourage pas le developpement du cerveau.

Et le laxisme et le nivellement par le bas de la France depuis 40 ans : ca donne quoi ? (pour rester politiquement correct)...

Chevallier - Baisse du QI : et si c'étaient les perturbateurs endocriniens ?

On a d'abord accusé l'école ou les consoles de jeux, mais l'interférence des substances toxiques sur les hormones thyroïdiennes est désormais démontrée.

Par le Dr *
Modifié le 11/03/2017 à 10:24 - Publié le 11/03/2017 à 10:14 | Le Point.fr

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La baisse du quotient intellectuel est inquiétante, analysée par de nombreuses études scientifiques fiables, notamment aux États-Unis. © SIPA / HALEY/SIPA

Le quotient intellectuel (QI) des enfants baisse dans les pays occidentaux. Il s'agit d'une donnée patente, inquiétante, analysée par de nombreuses études scientifiques fiables, notamment aux États-Unis. On estimait jusqu'à présent que la diminution observée pouvait essentiellement être due aux méthodes d'éducation qui ont évolué, au temps passé devant les consoles de jeu… En fait, de plus en plus d'éléments scientifiques mettent en cause de nombreuses substances chimiques, toxiques pour le cerveau.

On estime que le QI est lié pour moitié à des aspects génétiques, aux gènes, et pour l'autre moitié à l'éducation et à l'environnement. Dans l'environnement, il faut distinguer l'« environnement familial » source de stimulations essentielles au développement cérébral et celui lié à l'exposition à différentes substances chimiques du type polluants et contaminants divers. Cet aspect a été jusqu'à présent sous-estimé. Or de récentes études doivent alerter, au-delà des parents, les pouvoirs publics et les industriels qui font trop souvent mine de les ignorer.

Dès la période fœtale

Les mécanismes sont pourtant de mieux en mieux appréhendés : pour que le cerveau de l'enfant se développe correctement, il est indispensable que les hormones issues de la thyroïde, petite glande à la base du cou qui régule aussi la température corporelle, le rythme des battements cardiaques…, soient convenablement sécrétées et puissent agir sur leurs cibles : les jonctions entre les neurones (synapses), les cellules de soutien des neurones et des structures spécifiques du cerveau comme l'hippocampe, partie essentielle dans les processus de mémorisation. On sait depuis longtemps que le manque d'iode, indispensable au bon fonctionnement de la thyroïde, provoque le « crétinisme », en revanche, ce qui est plus récent et largement démontré, c'est la faculté qu'ont de nombreuses substances chimiques (phtalates, pesticides…) d'interférer avec les hormones thyroïdiennes, et ce, dès la période fœtale.

Ces molécules agissent en inhibant les effets de ces dernières et en provoquant des défauts de maturation du cerveau propre à faire baisser le QI. À l'enfance, le processus commencé à la période fœtale se poursuit, et à l'adolescence peut venir se surajouter la consommation régulière de cannabis, parfois d'alcool en excès, altérant fortement les neurones et pouvant faire perdre de nombreux points de QI.

La perte de chances de s'insérer correctement dans la société augmente. L'explosion de l'autisme, des troubles de la concentration relève des mêmes processus, au-delà de certains aspects génétiques.

Consommer autrement

Pour éviter, ou au moins réduire l'exposition aux perturbateurs endocriniens, et au-delà de la très grave et coupable carence des pouvoirs publics européens, il faut agir individuellement et collectivement : par exemple en consommant le plus possible bio. Évitez également de nombreuses crèmes cosmétiques, choisissez mieux vos matelas (préférez-les 100 % latex idéalement bio, nombreux étant les autres contenant en excès des substances du type biocides et retardateurs de flamme), détournez-vous des meubles neufs en aggloméré pouvant émettre du formaldéhyde, bref, repensez progressivement vos comportements de consommateur et votre habitat. Nous vous donnerons, pour vous aider, prochainement sur le site du Point.fr la liste d'une centaine de produits à éviter en priorité pour vous aider à vous protéger.

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/laurent-chevallier/chevallier-baisse-du-qi-et-si-c-etait-les-perturbateurs-endocriniens-11-03-2017-2111060_424.php#xtor=CS2-238