FILLON, MACRON, HAMON, c'est kif-kif le même cadre politique, avec les mêmes résultats. Pourquoi ?

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C'est la soumission à l'UE et aux traités néolibéraux de libre-échange; soit : DEFLATION ECONOMIQUE (l'économie meurt), chômage, soumission de l'état aux marchés privés pour emprunter, dépendance de l'état à la BCE. Il s'ensuit que : au cas où la politique d'un état ne serait pas conforme aux diktats de Bruxelles (par ex: loi El Khomri, ou bien gel des salaires, ou bien casse des retraites, ou bien privatisations), Bruxelles dispose de deux pièges à loups : 1°) le Mario (Drahi) peut couper le robinet de l'argent à un état , les banques ferment du jour au lendemain, l'état "rebelle" doit donc plier de suite (cas grec avec Tsipras); 2° piège à loups: Bruxelles ,ou "les marchés" (même chose), montent le taux d'emprunt (dit SPREAD) quand l'état rebelle veut emprunter (il n'y a pas de limite : ils ont ainsi monté le taux à 28% pour les Grecs pendant la crise; et actuellement, le taux auquel ils prêtent à l'Ukraine est de ....34,5%); autant dire qu'aucun état ne peut survivre à des taux pareils: l'état est ruiné; ce qui permet ensuite via le FMI et l'UE , d'obliger un état à vendre tous les biens publics, terres, forets, eau, mines, bâtiments, plages, îles etc....(cas grec depuis ce printemps); ce sont les petits copains milliardaires qui rachètent ces biens à vil prix ,et multiplient ainsi rapidement leur fortune (cas des oligarques russes après la chute du mur) ou bien cas de 14 aéroports grecs que Mme Merkel a rachetés à vil prix à la Grèce en 2015.
SORTIR de cet ETAU POLITIQUE , c'est rétablir une création monétaire d'état par la Banque Centrale du pays : pour nous ,la Banque de France, qui peut créer la monnaie , peut prêter directement à l'état, et ceci sans intérêt. La DETTE des états est pratiquement constituée des intérêts qui s'accumulent et grossissent comme une "boule de neige" qui roule sur une pente. Nous éviterions ainsi la formation de la "DETTE" publique. Quand le pouvoir POLITIQUE appartient aux banques, grâce à la dette de l'état, l'état, étranglé, ne peut qu'obéir à l'idéologie des "marchés financiers". C'est ce qui se passe actuellement. D'où l'importance primordiale de REARMER NOTRE BANQUE CENTRALE en ayant UNE CREATION MONETAIRE NATIONALISEE, démocratiquement contrôlée. Tout programme qui ne comporte pas cette condition est un programme politique soumis aux 4 volontés des marchés financiers; ce qui implique que ce n'est pas "le peuple" qui décide , qui est souverain, mais que ce sont "les marchés" qui décident via l'oligarchie (actuellement, celle de Bruxelles). C'est un choix politique fondamental. Cette clause de devoir emprunter aux marchés ,plutôt que d'utiliser le pouvoir REGALIEN de création monétaire a été une exigence allemande ,formulée par la BUNDESBANK à Jacques DELORS, avant la création de l'euro. Et Delors a accepté. Car l'ordolibéralisme allemand considère qu'un état est dépensier, ne sait pas se gérer tout seul, est irresponsable, et va créer de la monnaie à tire- larigot, ce qui selon leur théorie ordolibérale fausse et fumeuse ,génèrerait immanquablement de l'inflation; or, l'Allemagne veut garder un euro fort, car l'euro est un Deutschmark (caché sous le nom euro), et le Deutschmark et sa valeur, c' est devenu un DIEU absolu pour l'Allemagne ,qui voue un culte absolu à la monnaie FORTE, par peur panique de la dévaluation - ce qui s'explique historiquement.
L'Allemagne exige par conséquent la soumission des états de la zone euro et de leur politique aux marchés financiers. Ce qui est fermement inscrit dans le traité de Lisbonne. Nous avons ainsi obtenu en France les politiques à la Sarkosy, ou Hollande.
Nous les auront de même tant que nous n'aurons pas renationalisé notre création monétaire via notre Banque Centrale. C'est l'acte fondamental de toute indépendance POLITIQUE ! Et c'est le genre de choses que les citoyens ont intérêt à comprendre avant d'aller voter !
Julia, 28 Mars 2017. Julia Cerisi
Photo : couverture de l'excellent petit livre publié par François RUFFIN sur les institutions européennes.